Le FORUM des Crécerelles de Beynes

Les Crécerelles, club de Vol Libre dans les Yvelines
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion  

Partagez | 
 

 Du côté de Millau

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
johan

avatar

Nombre de messages : 338
Date d'inscription : 19/04/2011

MessageSujet: Du côté de Millau   Jeu 23 Juil - 12:22

un certain Olivier s'amuse bien en vacances en tout cas. Ca devait être cool de passer du temps a plus de 3000m !
http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2014/vol/20172880
Le matos a fini de sécher ???? lol!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
croisencore

avatar

Nombre de messages : 1104
Localisation : ST ARNOULT EN YVELINES
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Jeu 23 Juil - 12:34


ça dot être sec son matos :-)
c'est vrai que si avec les oreilles et accéléré ça monte encore à 6m/s faut faire quelque chose et pas rester inactif
jusqu'à 18,3m/s (66 km/h) en descente pour échapper au pire, lui qui n'aime pas les 3-6 engagés et les SIV, il a été servi ! lol!

dommage qu'il ne fasse pas un compte rendu de sa mésaventure
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olivier A



Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 02/09/2010

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Jeu 23 Juil - 19:39


Tout est quasi sec, je vais bientôt pouvoir remonter le secour dans la sellette.

Je me colle à la rédaction du récit et je le poste une fois fini.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olivier A



Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 02/09/2010

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Dim 26 Juil - 0:30



Chose promise . . .



Les prevs météo pour la journée du 21 juillet sont très bonnes pour Millau : 10Km/h de vent du Nord jusqu’à 13H puis quasi plus aucun vent météo et des plafs à 3000, quelques gouttes en fin de journée mais rien d’autre que des congestus annoncés. Des journées comme ça il ne doit pas en avoir souvent ici.
Je regarde sur XC planneur ce qui peut-être fait et je repère un triangle FAI à quasi 200 points Millau-Mende-Saint Genix d’Olt-Millau. C’est ambitieux mais si les conditions sont là, il n’y a aucune raison que ça ne soit pas réalisable. Au pire, si mon rythme de vol n’est pas assez rapide ce sera un aller-retour Millau-Mende-Millau. Depuis le temps que je rêve de survoler le causse Méjen . . . J’appelle le serveur vocal de la Dircam, les zones R589 et R590 sont inactives ; parfait !
Christian H d’Optivol, rencontré 2 jours plus tôt au déco, me passe un coup de fil le matin même et me confirme le potentiel de la journée. Il vient voler à Millau avec ses potes de Cabri Air qui ont bien l’intention de tout faire pour revenir sur nous au classement des vols de groupe. Je souris à l’idée de voler avec eux et de partager la même fréquence radio.
Dès midi je suis à la Punch’ . Bon nombre de pilotes sont déjà là aussi et seuls les biplaces volent. Personne ne semble vouloir prendre le risque de se mettre en l’air trop tôt et de rater la journée. Tout le monde se regarde en chien de faïence, attendant que l’autre serve de fusible. Le ciel est bleu immaculé. Un seul malheureux cum s’est formé au loin derrière le pic d’Andan. On aperçoit cependant à quelque 100 km de là à vol d’oiseau un CB sur ce qui doit être la Montagne Noire. A 13H quelques pilotes volent en local et tout d’un coup on réalise qu’une Zulu est satellisée à plus de 2000m au-dessus du déco. 13H30 c’est le rush : des delta 2 en veux-tu en voila, des Artik 3, des Peak, des Mantra 6, . . .  et toujours pas de Cabri Air. Je décolle un peu avant 14H sans les avoir eu vu. La grappe est là devant le déco, il  y a des voiles à tous les étages, c’est maintenant, tant pis j’y vais.
La première partie de vol jusqu’à Peyreleau m’est familière et se fait sans difficultés particulières. Il faut maintenant que je me lance vers le causse Méjen avec les gorges du Tarn à traverser. J’ai beau être à 2600 et avoir 1500 de gaz, je suis impressionné par le côté sauvage et austère de l’endroit. Fini les grappes de parapentistes ; les quelques voiles que je vois encore sont soit très loin devant soit sur d’autres axes de vol. Je reconnais sous mes pieds les endroits où j’étais venu faire de l’ornitho quelques années auparavant. Le ciel est maintenant bien matérialisé. Ca ne m’empêchera pas de commettre consécutivement 2 fois la même erreur en quittant le thermique sous le vent, dans la dégueulante. Conséquence : 1000m de gaz perdu en moins de 5 minutes.
Je ne distingue pas encore Mende mais je reconnais bien les repères topographiques que j’avais visualisé sur XC planneur, Mende doit être devant dans la cuvette là-bas au loin juste après le causse de Sauveterre. C’est la 4ième fois du vol que je passe les 3000m et me voilà pour la première fois de ma vie à FL115. La vue est juste incroyable : le Mont Lozère tout proche, le Mont Aigoual, tous les grands causses, la corniche des Cévennes, des gorges et des méandres à n’en plus finir, le Cantal, le Livradois Forez, les sommets de la Haute Loire, la Margeride, . . . c’est une leçon de géographie.
J’arrive juste avant Mende en 2H50 soit en bien plus de temps que les 2H30 que je m’étais fixer pour atteindre B1 et pouvoir envisager mon triangle. Du coup je lambine encore un peu et quitte Mende après 3h20 de vol non sans être aller m’approcher de l’aérodrome rendu célèbre par La Grande Vadrouille et par la victoire de Jalabert au Tour de France 95.
Même si j’avais été dans les temps, le triangle aurait été difficile à réaliser, à l’Ouest tout est dans le bleu. Devant moi la route retour est facile, je devine le viaduc de Millau au loin et je tire tout droit. Le ciel s’est cependant assombri. La partie orientale du causse Méjen est à la lumière, devant la plaine de Millau aussi mais un vilain cum me barre la route. Je suis légèrement contré peut-être de 5km et j’avance dans l’ombre du nuage. Je parviens malgré tout à refaire un plaf à 3500m en enroulant bien sur la frange. Il est hors de question de passer tout droit en dessous. Même si la surface de son ombre projetée au sol ne me parait pas trop trop grande, sa base est vraiment vilaine. Je le contourne donc par la droite sans rien trouver d’autre que du 0,3 à enrouler pour espérer poursuivre le vol et peut-être le boucler. Je zone entre 2000 et 2400.
C’est alors que je reçois quelques gouttes, rien de bien méchant. Je me retourne, un rideau de pluie s’abat sur les gorges du Tarn. Le spectacle est juste extraordinaire de beauté, c’est peut-être la plus belle chose que je n’ai jamais vu de ma vie de parapentiste.
Bonne nouvelle qui plus est, le congestus se décharge, il a fini de grossir, la route va s’ouvrir, le bouclage reste possible.

Alors même que je garde mon cap vers le bleu, en direction de Séverac le Château, la pluie me rattrape une première fois. Cette fois-ci je suis mouillé et la voile aussi. Je tergiverse : la Canourgue ou Séverac , Séverac ou la Canourgue ?  le bleu face au vent ou l’ombre sans pluie et au plus court ? Séverac est au soleil, c’est beaucoup plus facilement posable, la récupe plus facile et en plus arrivé au soleil tout semble de nouveau ouvert devant et je garde l’option du bouclage.
Gaz sur Séverac au premier barreau. De nouveau de la pluie mais plus question de rechanger de cap. Le stress monte d’un cran. J’ai un doute sur la capacité d’une voile à voler mouillée.
J’arrive bientôt au soleil, je sens que je sèche un peu mais je trouve que ca monte de plus en plus alors que de nouveau la pluie me rejoint. Oreilles et premier puis deuxième barreau. Je suis debout dans la sellette campé sur le deuxième barreau à essayer de réduire la voilure en vain. Impossible de fermer plus de caissons. Je ne sais pas si c’est par manque de force ou parce que les suspentes me coupent les doigts ; je n’ai que des sous gants. Ca monte toujours, rien à faire.
Du +2, du +4, du +5 et un +6 !!! Dans mon dos le tonnerre retenti. Cette fois ci je suis vraiment dans la mouise. Poser est devenue une nécessité impérieuse. Je ne vois pas ce qu’il se passe dans mon dos mais le congestus a dû percer l’inversion depuis déjà quelques minutes et j’ai surement à faire à un CB.
J’ai repris 700m de gaz sans rien demander. Il va falloir que je fasse des 3-6 mais je n’arrive pas à m’y résigner, il doit y avoir autre chose encore à tenter.
Re oreilles et deuxième barreau mais en me penchant dans la sellette cette fois ci. La voile part illico en 3-6. Trop de pression dans l’accéléro ainsi que dans les suspentes qui me coupent les doigts. Je lâche l’accélérateur et je me retrouve instantanément en « face planète ». Je mets du frein pour ralentir la rotation, les oreilles sortent et là la voile se retrouve en neutralité spirale. WHAOWWWW J’y connais rien en 3-6, j’en avais surement jamais fait avant cette fois ci, je n’ai donc aucun élément de comparaison. Je suis simplement stupéfait par la violence et l’énergie que développe la voile. Je sors de la rotation avant de ne plus rien pouvoir gérer.
Le constat est implacable, je ne maitrise aucune technique de descente rapide !!!
Mon seul salut c’est le 3-6, il va falloir en relancer et ce n’est pas de gaité de cœur.
A chaque fois même constat, mise en face planète en moins d’un tour, neutralité spirale (les deux mains aux poulies la voile reste en rotation). Petite pensée pour Florent qui m’avait dit que l’Alpina était neutre spirale, je comprends en moins d'une fraction de seconde ce dont il m’a parlé.
Sur une des séries, je ne sais plus si je suis en 3-6, en SAT, en autorot ou encore en 3-6 asymétrique, la rotation est si violente que je me demande s’il ne va pas falloir que je lance le secours pour la stopper. Finalement elle se stabilise, la voile est bien neutre spirale et j’en sors sur deux tours au frein.
Le tonnerre pendant ce temps continue de gronder, la pluie gagne du terrain et le vent en base couche est devenu rafaleux. Ca ne monte plus, je devrais pouvoir poser bientôt mais encore faut-il que je parvienne à garder la voile ouverte au-dessus de la tête et que je choisisse un terrain le plus « safe » possible pour poser.  
J’opte pour un pré bordé d’une rangée d’arbres pour éventuellement me stopper en cas de reculade.
Je pose sur mes deux pieds et j’affale la voile à peine qu’une bourrasque fait se tordre les arbres dans mon dos. Un grain passe alors que j’essaie de replier proprement. Le matériel mouillé est maintenant détrempé.
Sur la route du retour entre Séverac et Millau la pluie sera telle que nous roulons sans aucune visibilité à 50km/h sur l’A75.


Analyse :

Une heure seulement s’est écoulée entre le moment où je commence à me défier du congestus et le moment ou l’orage éclate. Je n’en reviens pas de la vitesse à laquelle tout a dégénéré.
Tout au long du vol j’ai le sentiment de garder de bonnes marges tant par rapport au relief (altitude/transition) que par rapport aux nuages. A aucun moment je passe dans un nuage, même à 3500 je suis encore facile à 300m de la base du cum et sur la frange.
Le plus déstabilisant c’est que je me suis retrouvé dans le rouge sans avoir eu l’impression de m’y mettre. J'ai eu l’impression de commettre ni erreur de placement ni la moindre imprudence.
Peut-être aurait-il fallu, dès les premières gouttes me jeter sous la pluie et aller poser au plus vite sous mes pieds et non chercher à aller au soleil à finesse 10.
Il est certain que je n’ai pas assez épluché les prevs avant le vol. J’ai vu ce que je voulais voir (pas de vent et des plafs de compet) et je n’ai pas vu que les différents modèles se contredisaient sur la fin de journée et donc que la situation était tangente et pouvait potentiellement basculer.
J’ai raisonné comme si Millau était un site de plaine. Certes le vol s’y déroule comme en plaine (pas de régime de brise permettant des appuis dynamiques) mais la météo elle est typée montagne. Qui plus est c’est le sud de la France et non pas la Normandie.
N’avoir que des sous gants est vraiment une connerie. Il aurait au moins fallu que j’ai dans mes poches mes gros gants en cuire.
Il va en tout cas falloir que je m’équipe d’un drag chute et que je revois sérieusement les techniques de descentes rapides. Croire qu’on sait les faire c’est une chose, savoir les mettre en œuvre c’en est une autre.
Je m’en sors bien mais j’ai vraiment eu chaud aux fesses et je ne suis vraiment pas passé loin de la correctionnelle.
C’est assurément le plus beau vol que j’ai fait de toute ma vie mais aucun vol ne justifie qu’on se mette une boite.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alex



Nombre de messages : 94
Date d'inscription : 13/01/2006

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Dim 26 Juil - 7:38

Bravo pour ton vol et ton joli récit plein d'humilité Oliv!

Cela fait très envie et à la fois un peu moins sur la fin du vol.. No
J'imagine que tu en garderas de magnifiques souvenirs malgré tout, avec de belles images des causses à plus de 3000m. Dommage que les conditions se soient dégradées si vite, tu nous aurais fait un joli petit triangle j'en suis sûr..
Je pense que nous avons tous eu quelques belles frayeurs en tant que pilote. C'est ce genre d'aventures qui fait que nous prenons de la bouteille et restons toujours humbles face aux évènements. Une petite piqure de rappel sur la puissance des éléments naturels que nous pouvons avoir à gérer avec nos chiffons mous.
Bon vols à tous pendant ces vacances (à ceux qui ont la chance d'y être..)
Alex
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bruyere

avatar

Nombre de messages : 678
Date d'inscription : 11/01/2006

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Dim 26 Juil - 10:36

Merci Olivier pour le récit et l'analyse. L'expérience était vraiment à partager sur tous les points : matos, aéro, humains... cheers

Comme le souligne Alex, ce type d'expérience nous fait voir l'activité sous un jour un peu différent.  What a Face
Nos analyses MTO "live" nous poussent alors plus facilement à aller poser plutôt que de continuer et se retrouver potentiellement dans ce type de difficultés.  sunny
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hub

avatar

Nombre de messages : 223
Date d'inscription : 03/04/2012

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Dim 26 Juil - 14:16

Merci pour ce partage !
cheers
(et content que tu aies, malgré tout ce que tu en penses, trouvé les ressources pour gérer avec une fin heureuse)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jerome

avatar

Nombre de messages : 164
Age : 59
Localisation : bois-colombes 92270
Date d'inscription : 05/11/2010

MessageSujet: et les B !   Lun 27 Juil - 0:26

Merci Olivier pour ce récit complet, et content de savoir que tout s'est bien terminé !

J'en profite pour rappeler une technique de descente rapide peu pratiquée, mais très efficace et beaucoup moins engagée que les 360 : les B ! cela m'a servi 2 ou 3 fois à échapper à des nuages gourmands, après des erreurs de placement.

Toutes les voiles ne sont pas compatibles, mais pour celles qui le sont ( c'est le cas de l'Alpina ), descente rapide et sans effort garantie : avec la mienne je dépasse -10m/s. A tester la première fois en SIV de préférence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
johan

avatar

Nombre de messages : 338
Date d'inscription : 19/04/2011

MessageSujet: timelapse   Lun 27 Juil - 18:28

bonne piqure de rappel pour nous tous avec ce récit.
Voici un Timelapse montrant très bien l'évolution incroyable de ces montres de cunimb !
https://vimeo.com/134173961
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alain papy

avatar

Nombre de messages : 98
Age : 77
Localisation : Versailles
Date d'inscription : 28/01/2007

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Lun 27 Juil - 22:28

Bravo Olivier, tu as assuré, mais c'était quand même un peu chaud !

Petit commentaire météo.
La météo du 21 était typique d'une instabilité conditionnelle :
Une couche "relativement" fraiche surmontée d'une couche chaude humide à l'altitude des Pyrénées. Le vent du sud est faible et ne déclenche pas de foehn.
Dans la couche supérieure, la courbe d'état suit de près l'adiabatique humide.

Tant que rien ne vient déranger la couche supérieure, le beau temps règne.
Dès que les thermiques de la couche inférieure viennent soulever la limite des deux couches, la convection humide démarre dans la couche supérieure et s'étend très rapidement.

Les indices météo :
- regarder pendant combien de temps la courbe d'état de la couche supérieure suit l'adiabatique humide. Si on monte au delà de 6000 m, fort danger de développement explosif.
- regarder, dans la couche supérieure, si la courbe d'état et la courbe de saturation restent proches et parallèles longtemps.

Consulter la carte des CAPE prévisionnelles. Si on dépasse 1000 : gros risque.
Ces situations ont en général une CAPE élevée et une CIN élevée simultanément.

Ces journées peuvent être frustrantes, car si les thermiques de la couche inférieure n'atteignent jamais la couche supérieure, la journée est très belle et le temps magnifique.

L'activation de la couche supérieure peut aussi être déclenchée par une oscillation de la limite entre les deux couches. Par vent du sud, la présence des Pyrénées crée des "vagues" qui soulèvent localement l'inversion. l'orage se développe par plaques de quelques centaines de kilomètres carrés. Ailleurs le temps est beau. La météo actuelle n'est guère capable de dire où ces plaques vont se situer exactement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emmanuel

avatar

Nombre de messages : 239
Localisation : Colombes
Date d'inscription : 01/03/2008

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mar 28 Juil - 9:32

Merci Olivier pour ton debriefing si instructif
faisy gaffe un vieux pilote c 'est mieux
Emmanuel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olivier A



Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 02/09/2010

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mar 28 Juil - 12:02

Merci à tous.

J'entends déjà d'ici 3 ou 4 Crécerelles glousser comme des baleines . . .  (à la phrase qui va suivre)  rendeer

C'est quand le prochain SIV ?  j'en suis!!! lol!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thiéry

avatar

Nombre de messages : 527
Age : 60
Localisation : Coignières (78)
Date d'inscription : 12/12/2005

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mar 28 Juil - 15:21

Je ne peux que me joindre au concert de remerciements pour ce récit passionnant.

Pas de gloussements de ma part en ce qui concerne le SIV, simplement ravi de te voir l'évoquer comme une nécessité.

Merci à Alain pour ses précisions et à Jérôme avec lequel je partage l'avis sur les "B" quand le matos le permet. Je pense également qu'un bon décrochage peut être envisagé pour "se sauver", car les 360 sont parfois éprouvants pour l'organisme ...

Allez, bons vols !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
brunotl

avatar

Nombre de messages : 357
Age : 41
Date d'inscription : 08/02/2008

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mar 28 Juil - 20:02

merci pour ce retour d’expérience fort instructif !!!

je vais ajouter quelque commentaire :

- je suis d'accord les méthode de décente rapide ces important voir vital de les maîtrisés, donc SIV obligatoire a tous ceux pour qui ces pas le cas !

- le décro comme méthode de descente, j'avais jamais entendu ! perso je ferait pas, encore moins avec une aile mouillé !

- on est nombreux cette année a avoir fait pas mal de superbe vol, attention l’émulation du groupe peut mené pas a un excès de confiance, ces comme ça qu'on se met dans le rouge voir qu'on ce fait mal !!


comme le dit si bien Olivier, "aucun vol ne justifie qu’on se mette une boite" donc voler prudent !

Bruno

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C

avatar

Nombre de messages : 377
Localisation : CONFLANS
Date d'inscription : 24/05/2012

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mer 29 Juil - 17:21

Merci Olivier de nous avoir partagé l'expérience. Idem pour les compléments au post. Ça participe à notre sécurité.

Il m'est arrivé, perché à 2600, d'observer 5 minutes l'évolution "au loin" d'un cunimb naissant avant de décider d'un glide final plutôt que d'écourter immédiatement le vol. Et 15 minutes plus tard, je posais aux oreilles/accéléré, le ciel noir, le tonnerre dans le dos. Ce qui m'avait inquiété, c'est le coup de vent qui précède "souvent" la pluie. Pas très fier... car je pensais vraiment avoir de la marge. Heureusement, RAS. Oreilles/accéléré en finale me parait asses prudent. Je m'en suis servi pour traverser une couche turbulente à 300m/sol puis je suis arrivé vite et très propre dans le champ espéré juste dessous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emmanuel

avatar

Nombre de messages : 239
Localisation : Colombes
Date d'inscription : 01/03/2008

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mer 29 Juil - 20:26

Bruno, si ma mémoire est bonne, je crois avoir lu que Bertrand Roche qu'on appelait à l'époque Zébulon, s'était sorti d'une même situation en faisant des décrochages
tomber du ciel peut être salvateur
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
brunotl

avatar

Nombre de messages : 357
Age : 41
Date d'inscription : 08/02/2008

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mer 29 Juil - 22:06

je suis pas sur que les expérience d'un pilote comme Bertrand Roche il y'a 20ans doivent être considérer comme "méthode", d’ailleurs il me semble qu'a l’époque le decro était au programme du brevet de pilote, mais ce n'est que mon avis ...

un peut de lecture sur le sujet ne pouvant faire de mal a personne.
voici un article intéressant écris par Christophe Waller:
http://www.k2parapente.com/wp-content/uploads/descentes-rapides.pdf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bruyere

avatar

Nombre de messages : 678
Date d'inscription : 11/01/2006

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Mer 29 Juil - 23:06

360+Grandes oreilles ont ma préférence et à chaque fois j'ai trouvé que les grandes oreilles permettent de mieux supporter la rotation.
La remarque sur les gants pour le maintien des grandes oreilles a aussi toute son importance.
Je laisse souvent une deuxième paire de gants plus épais ds les poches de ma veste (froid ou grandes oreilles) ça peut servir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emmanuel

avatar

Nombre de messages : 239
Localisation : Colombes
Date d'inscription : 01/03/2008

MessageSujet: Re: Du côté de Millau   Jeu 30 Juil - 11:12

c'est sûr Bruno et ça me rajeunit pas
super ta pièce jointe qui était enfouie dans nos archives
à lire relire et TESTER
Oh quelle bonne idée Vincent, moi qui venait d'abandonner les cuirs depuis peu
sunny

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Du côté de Millau   

Revenir en haut Aller en bas
 
Du côté de Millau
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 100km de MIllau càp, cherche accompagnateur vélo
» [100km de Millau 2006]CR de Phil84
» Footbike et Course à pied à Millau
» LA CAUSSENARDE - Millau - 06/06/2010
» Courir sur le viaduc de Millau !!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le FORUM des Crécerelles de Beynes :: Rapaces bavards, c'est ici!-
Sauter vers: